PAROLES       

 

Le cendrier fume encore

La porte d’un coup a claqué.
J’entends en bas dans l’escalier
Tes pas, peu à peu, qui s‘éloignent.
Les larmes tout à coup me gagnent
Car je crois bien que cette fois
Était notre dernière fois.
 
Dans ta colère, t’as oublié
Sur le rebord du cendrier
Ta cigarette qui se consume,
De notre bel amour posthume
De ton sourire et de tes gestes
C’est en fait tout ce qu’il me reste.
 
Le cendrier fume encore
Dans ce si triste décors
Et je redoute que ne s’arrête
De brûler cette cigarette
Comme la dernière qu’on accordait
Aux condamnés.
 
Le cendrier fume encore
Témoin de ce désaccord
Et sous la fumée bleue qui monte
La braise a lancé le décompte
Elle joue le compte à rebours
De notre amour.
 
Moi qui avais tell’ment prié,
Qui t’avais tell’ment supplié,
Pour qu’enfin un jour tu arrêtes
Cette maudite cigarette
Que je fuis et que je déteste
Qui m’indispose et qui empeste
 
Voir ton plaisir quand tu avales
La fumée de cette rivale
Comme une maîtresse sournoise
Elle est vulgaire, elle est gauloise
Adulée comme une madone.
C’est pour elle que tu m’abandonnes ?
 
REF

 

 
Voilà ! Tu me manques déjà.
Je veux te serrer dans mes bras
Que comme avant tout recommence,
Retrouver notre connivence
Mais je sais que si tu reviens
On va vite en venir aux mains
 
On ne pourra jamais avoir
Ni tout en blanc, ni tout en noir
Que de la joie que de la peine
Car entre l’amour et la haine
C’est le va et vient de l’esprit
La vie n’est faite que de gris
 
Le cendrier fume encore
Témoin de ce désaccord
Mais sous la fumée bleue qui monte
Vient de s’arrêter le décompte
C’était sûr’ment notre destin….
  Et le cendrier s’est éteint.