Paroles Histoire
Madame Irène

 

Connaissez vous Madame Irène?
C'est une femme pas très Jolie
Par contre elle est vraiment polie
Mon dieu qu'elle est polie c' t' Irène!
 
Comme elle adore les pompiers
Et le doux chant de leur sirène
Elle va les voir quand ils s'entraînent
Sur des carcasses incendiées
 
Les pompiers devant sa lubie
L'ont accueillie comme une reine
Et l'on élue comme marraine:
La reine de la compagnie
 
Mais les feux, comme c'est bien dommage
Un jour finir par manquer
Après trois feux de cheminée
Les pompiers finirent au chômage
 
Et les même les feux qui subsistaient
Donnant du courage au sapeurs
Quand ils arrivaient, Oh stupeur
Par la pluie étaient maîtrisés
 
Tous les habitants du village
Les fonctionnaires, les commerçants
Ensemble étaient compatissants
Devant leurs pompiers sans ouvrage
 
Mais les pompiers, faiblesse humaine
Trouvant le temps trop long Hélas
Tapèrent la pétanque sur la place
Les sept jours de la semaine
 
Cela fit hurler les notables
Les gens de bien les artisans
Car quoiqu'ils furent compatissant
N'étaient pas moins contribuables
 
L'affaire monta en préfecture
Et de la caserne immorale
Par arrêté préfectoral
On ordonna la fermeture
 
Pensez à notre pauvre Irène
Son désespoir, son désarroi
Mais alors quelqu'un l'inspira
Peut-être la Sainte Vierge souveraine
 
Prenant son courage à deux mains
La brave dame gentillette
Partit par les rues les chemins
Foutre le feu à l'aveuglette
 
Ah que cette nuit là fut belle
Que cette nuit là fut magique
Le spectacle était magnifique
Je dirai même "Hors d'échelle"
 
Car de toutes les autres villes
Les camions rouges affluaient
Devant les yeux émerveillés
De notre Irène toute fébrile;
 
Devant tous ses héros actifs
Et leurs efforts en pure perte
La caserne fut ré ouverte
Et ont tripla les effectifs
 
Les pompiers prirent cette manne
Comme une simple opportunité
Ignorant qu'elle était le fait
De leur muse pirowoman
 
Ayant retrouvé le moral
On voyait nos braves sapeur
Eteindre tout avec vigueur
Y compris les feux de Bengale
 
Et toutes les nuits notre Irène
Rêvait que sa maison brûlait
Que de justesse elle s'en sortait
Sauvée par le beau capitaine
 
Mais un jour un camion citerne
Dans le garage a explosé
On déménagea les pompiers
Et a fortiori la caserne
 
Depuis ce temps sa vie se traîne
Elle n'entend plus jamais passer
Le pin-pon des camions pressées
Ni les pompiers Hélas Irène
 
Si à l'époque de étrennes
Vous vendez des calendriers
Et si ce sont ceux des pompiers
Offrez en donc un à Irène