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Un rayon de la luneS’est glissé à traversLes volets entr’ouvertsPour voler ma fortune.Mais n’en trouvant aucuneNi argent, ni bijou,La lumière importuneS’est posée sur ta joue.Et puis sur ton épauleA glissé doucementEt dans tes boucles follesS’est perdue un moment.Et la lumière fourbe,Comme sur un écrin,A épousé la courbeLuisante de tes reins.Mais moi qui te protège,De jour comme de nuit,J’ai compris le manègeDe la lune à minuit.Pour ne plus qu’elle pénètreEt vienne te troubler,Un peu jaloux peut-etre ,J’ai fermé les volets.
A Nathalie Gilles 1980 |
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